Je raconte ma vie

    Quand je quitte Facebook

     

    Et Instagram. Enfin, quand je dis “quitter”, c’est un bien grand mot. Oui, j’ai bien compris qu’on ne quitte jamais Facebook : tout est sauvegardé sur 10 générations et ça fait bien longtemps que je me suis assise sur la confidentialité de mes données perso. Oui, même avec le RGPD.

    Alors je ne compte pas vous livrer une diatribe contre les réseaux sociaux mais simplement expliquer les raisons de mon choix. Je suis le genre de fille à avoir testé tous les réseaux sociaux (Facebook, Insta, Périscope, – oui, oui- etc.) et je ne suis pas peu fière d’avoir résisté à Snapchat. Je les écoutais de loin, voire pas du tout, les détracteurs des réseaux sociaux. Pour moi, les réseaux sociaux, c’était tellement utile, tellement le meilleur – aussi le pire – mais surtout le meilleur. Puis j’ai eu 30 ans. Je ne sais pas si ça joue, mais certainement. Et du meilleur qu’étaient les réseaux sociaux, c’est le pire qui a pris le dessus, qui est revenu à la surface. A vrai dire, j’en ai marre de voir des photos que j’estime ne pas avoir à voir, de lire des choses que j’estime ne pas avoir à lire, de lever les yeux de mon écran 1 heure après et de me demander ce que j’ai bien pu faire (rien, tu n’as rien fait Aurélia), puis de repartir pour  2 bonnes heures (faible, tu es faible Aurélia). Alors oui, il y a toujours le meilleur, à savoir les groupes d’échange sur la LSF, l’interprétation, le minimalisme, le zéro déchet, les vidéos trop drôles, les statuts intéressants, les belles photos, etc. etc. mais ça ne vient plus compenser ces photos inappropriées qui apparaissent sur mon fil d’actualité et cette overdose d’info. J’ai arrêté la télé ; ce n’est pas pour la remplacer par une source tout aussi abondante et… nauséabonde ?

    Le but c’est quand même de garder latêtefroide, non ? Bah tous ces réseaux, ça me la fait chauffer.

    Alors oui, à moi de choisir mon fil d’actualité, en fonction des pages que j’aime. Mais, quand ces photos, ces statuts dignes d’une télé réalité de mauvaise qualité (pléonasme) proviennent de tes potes, voire amis… Bah c’est tout de suite plus délicat de supprimer la personne, voire pire, de ne pas liker.

    Oui, on en parle du like ? Plusieurs contenus m’intéressent et j’aime le faire savoir, mais des fois, j’ai la flemme de liker. Flemme de cliquer, vraiment ? Que veux-tu, la flemme ne dépend vraiment pas de l’intensité de l’effort à produire. Bref, j’ai par moment la flemme de liker mais je m’y force, comme un service à rendre à quelqu’un, une marque d’affection à témoigner. En vrai, cette façon de faire ne me correspond pas. Alors, pourquoi c’est Mark qui devrait décider de ma façon de témoigner mon affection, mon approbation ? Et puis, il y a ces gens que tu apprécies dans la réalité mais que tu découvres bizarrement autrement en parcourant leur facebook ; je ne citerai pas de nom. Et puis, moi qui lisais beaucoup (je parle de livres, pas de scroller rapidement un article sur le web), bah je suis devenue flemmarde à ce niveau-là aussi. Tu sais, la génération micro-onde : il faut que ça aille vite et bien. Sauf que souvent, c’est soit l’un, soit l’autre. D’ailleurs, j’en ai profité pour virer le micro-onde dans mon quotidien. Et puis, plein d’autres raisons, mais je suis déjà bien trop longue.

    Donc en attendant, je serai intentionnelle dans l’information que je choisirai de prendre sur internet. Je connais les blogueuses que j’aime suivre et lire, les sites d’information qui me plaisent, les chaînes Youtube qui me font riiiiire et je n’attendrai plus que l’algorithme Facebook me fasse sa sélection plus ou moins réussie. Egalement, je saurai prendre intentionnellement des nouvelles de mes amis et retrouver une relation plus personnelle avec certains. J’arrêterai de me nourrir de stories instagram pour suivre leurs avancées ou même leur quotidien.

    Oui, je vais rater des trucs, des trucs bons, des trucs meilleurs, mais si c’est le prix à payer pour arrêter de voir le pire ? Je prends.

    Si ce blog vous intéresse, l’adresse n’a pas changé ! Ensemble, nous allons continuer à :

    Garder latêtefroide,

    AA