Browsing Category

Doctorat

Doctorat/ Interprétation

Quand je RE thèse en 180 secondes

Vous vous rappelez de « Ma thèse en 180 secondes » ? Comment ça non ?! Bref, bah je suis de retour avec une surprise (tout de suite les grands mots !). La vidéo est traduite en LSF ;  jusque là, rien de fou. Si t’es un habitué du blog, tu connais le principe maintenant, et si t’es un habitué de la télé, ça ne devrait pas t’interroger non plus – si tant est que tu sois debout à 6h30 devant France 2 tous les matins ou que tu squattes France 3 le mercredi après-midi. L’interprète en langue des signes en bas à droite de l’écran, easy –  tu connais ! Mais le traducteur sourd (à opposer à l’interprète entendante que je suis !), tu ne connais pas j’en suis sûre ! Forcément, ils ne sont ni à la télé, ni sur mon blog. Pour mon blog, l’erreur s’arrête maintenant. Pour la télé, j’espère qu’ils lisent mon blog et me suivront !

Alors je vous présente Vivien Fontvielle, traducteur, sourd, beau-gosse ! Justement, c’est l’objet de ma thèse. Les traducteurs sourds, pas les beaux-gosses ! On  parle de traducteur sourd, mais pas d’interprète entendant… Cherchez l’erreur ! Bref, je reconnais que l’appellation n’est pas très canon, mais on bataillera sur les mots plus tard.

Du coup, traducteur sourd, quésako ? Bah c’est un traducteur qui a la LSF en langue première, ou langue d’usage principal. Et, c’est souvent un sourd ! C’est vrai qu’on parle souvent des 80% de personnes sourdes qui ont une tendance à l’illettrisme, mais on ne parle pas assez des 20% restant. Et puis, c’est top de voir qu’être sourd ne te destine pas forcément à être professeur de LSF ! Bref, il y aurait tellement à dire et à redire (oui, parce que ce métier n’est pas forcément récent !), mais je crois que j’ai assez parlé pour l’heure et que la suite sera dans un prochain article ! Suspens… (encore les grands mots ! #jenemesensplus).

Admirez ! Kiffez ! Bavez ! Applaudissez ! (Je parle du traducteur bien sûr, et du super travail d’incrustation de Yoann Boyer… et un peu de moi s’il vous en reste !)

www.youtube.com/watch?v=aOuPErLnRSg[/youtube

Gardez latêtefroide,

AA

Doctorat/ La vie avec Dieu

Quand j’ai perdu ma thèse

La thèse, c’est un état de tension permanent. Surtout quand tout est sur clef usb au cas où ton ordi plante (pas bête la guêpe – bientôt bac + 8 quand même). Ah, mais si je perds ma clef… (peut-être un peu bête alors…). Oui, c’est ce qui m’est arrivé le mois dernier : j’ai perdu mes avantages Sncf, la PSG a perdu en ligue des champions (mon pote Thomas en parle mieux que moi) et j’ai perdu ma clef usb lors d’un déplacement professionnel. Joli mois de la défaite !

Je rentre d’une vacation d’interprétation et je m’installe rituellement à mon bureau prête à théser. Je la cherche, la thèse, et je ne la vois pas ! Ce n’est pas encore la fin. Je retourne mon 1er sac, puis mon 2ème sac (bah quoi, je suis une fille), mon sac de voyage, ma voiture, ma chambre (du coup, ça l’a rangée). Bref, j’avais chaud, très chaud. Cette fois-ci, c’est la fin. Le temps n’a plus de valeur, alors je le perds en traînant sur facebook… De fil en aiguille, je papote avec ma copine Anne-Laure, je lui raconte mes péripéties, et elle prie. Bien sûr, j’avais déjà prié, bien avant de retourner la maison et de ranger ma chambre, mais ça n’y faisait rien, je n’y croyais pas… Du coup, j’étais dans l’inquiétude. Pourquoi ? Parce que je me disais que Dieu n’allait pas répondre. Enfin si, il répond toujours… mais si ça se trouve il allait me mettre un stop. Genre il n’en a rien à faire. Genre, il y a plus grave, genre et si et si et si (mode fille « on » – mieux vaut ne pas être dans les parages !). Bref, ma foi était à moins dix sur une échelle de Ritcher de la foi de 1 à 10.

Le lendemain, par  un concours de circonstances trop long à expliquer ici mais inattendu, j’ai retrouvé mon  bébé, euh ma clef usb dans la voiture de service. Non, je n’ai pas osé dérouler la métaphore avec le bébé… Mes copines qui sont mamans pourraient m’en vouloir en ce lendemain de fête des mères. Après une danse de la joie plutôt discrète mais tout autant enthousiaste (j’étais au travail quand j’ai appris la nouvelle !), je remercie Dieu, je remercie Anne-Laure. Elle me dit qu’en plus elle a prié vite fait –  genre elle n’a pas passé 2h à genou à implorer – même pas sûre qu’elle se soit mise à genou d’ailleurs. Je lui dis que c’est parfait, on était deux alors. Et ça nous confirme qu’il n’y a pas forcément besoin de multiplier les paroles vaines[1], hein.

L’heure est au bilan et je me demande si Dieu m’a fait selon ma foi ou mon manque de foi ! Quand on sait qu’une foi de la taille d’un grain de moutarde peut déplacer une montagne, littéralement et métaphoriquement, bah la mienne, il fallait un microscope pour la voir… J’avais juste assez de foi pour demander à Dieu et dire pfffff tout de suite après. Mes « pffff » ont été entendus et exaucés positivement. Bref, ça n’empêche pas que Dieu m’ait souvent dit non explicitement, ou implicitement (là, c’est plus dur) alors que j’avais prié avec un niveau de français beaucoup plus élevé que des « pffff » et que j’étais à genou. C’est une autre histoire, un autre style de miracle ; le genre qu’on ne comprend pas ou qu’on comprend bien plus tard. Mais quand Il dit oui, et qu’on comprend tout de suite : Dieu que c’est bon !

Et toi, tu lui demanderais quoi là tout de suite à Dieu ? Essaie et raconte-moi !

Gardons latêtefroide,

AA


[1] « Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. » (La Bible)

Doctorat/ Interprétation/ Langue des signes

Quand je passe à la télé

Dans mes rêves les plus fous mais totalement accessibles, si – que dis-je ? – quand je passerai à la télé, ce sera pour chanter et montrer au monde entier ma voix de prodige. Le temps passant et la majorité dépassée, mon statut de petite prodige n’est plus crédible… Pas grave, me reste ma voix. Enfin le problème, c’est que le talent devait venir, et il m’a posé un lapin. Et comme me le dit ma mère : – « toi tu chantes avec les mains, c’est mieux pour tout le monde » ; merci Maman.

Mais, mon heure de gloire est quand même arrivée. Enfin, là aussi j’ai dû revoir mes exigences à la baisse. On parlera plutôt de ma seconde de gloire ; mais gloire quand même, rien à faire. Cette seconde de gloire, je la dois à Yann Cantin, 1ère personne sourde à être devenue docteur en Histoire, en France, en Europe, le 10 décembre 2014 ! Clap clap clap ! Ou plutôt, deux mains en l’air, et on tourne ; à la sourde. Depuis, il y a aussi eu Fabrice Bertin.

Et moi dans tout ça ? Bah moi, j’ai interprété la soutenance de thèse de Yann Cantin. Et le secret professionnel dans tout ça ? Bah c’est passé sur France 5. Alors ok, il n’y a pas autant de téléspectateurs que sur TF1, mais je pense que c’est quand même grillé niveau secret. Et puis le secret professionnel c’est pas vraiment ça à vrai dire ; je vous en parlerai plus tard.

Plus sérieusement, je me la raconte pour pas grand chose ; surtout quand je vois l’humilité avec laquelle Yann Cantin raconte l’obtention de ce titre de docteur. Je vous laisse le lire et découvrir son blog par la même occasion.

Pour terminer, faisons d’une pierre trois coups en visionnant l’émission de « l’oeil et la main » (je suis de 2’05 à 2’08 – si tu m’as loupée, c’est que tu as cligné des yeux ^^), en prenant conscience de la communauté sourde et ses défis quant à l’accès aux études universitaires, et en :

Gardant latêtefroide,

AA

Doctorat/ Langue des signes

Quand je thèse en 180 secondes

La thèse, c’est beaucoup de boulot, beaucoup de lecture, beaucoup de remise en question, beaucoup de conflits entre soi et son ordinateur, et ça, pendant 3 ans minimum. Alors, quand on me propose de raconter mes recherches en 3 minutes, devant un public de non initiés… Je me dis : « pourquoi pas… » Quand on me dit que c’est un concours : « je fonce » Quand on me dit que les critères d’évaluation sont la vulgarisation, l’humour, et l’art oratoire, je dis : « merci Jésus, mon rêve de one-woman-show ressuscite ! »

Je n’ai pas gagné, même si j’aurais dû, c’est Arnaud qui l’a dit ! Mais je me suis bien éclatée. A vous d’en juger :

Version en LSF : ici.

Beaucoup d’informations en seulement 3 minutes ; tâchez quand même de :

Garder latêtefroide,

AA

Doctorat/ Uncategorized

Quand je suis doctorante en linguistique des langues des signes

Et non, je ne parle pas toutes les langues du monde ; ça aurait été trop beau. Contrairement à une idée (trop) répandue, être linguiste ne signifie pas pourvoir parler toutes les langues du monde, mais pouvoir analyser toutes les langues du monde ; et c’est là que la magie opère selon moi.

Prendre une langue inconnue, déterminer ce qui fait sens et ce qui ne le fait pas, répertorier les sons de cette langue, et j’en passe et des meilleurs ; bref, décrire de façon exhaustive son système d’organisation : tout cela est juste génial. Si, vraiment, je vous l’assure. Et bien sûr, moi je fais ça à la sauce LSF (encore et toujours !) ; bah oui, puisque c’est une langue (ring a bell ?!), c’est possible !

Mais ne vous inquiétez pas, je ne compte pas vous emmener dans les hautes sphères de la linguistique avec cet article, et pas seulement parce-que je ne souhaite pas vous semer, mais surtout parce-que je n’y suis pas moi-même. Je m’explique : je travaille plus précisément sur une branche beaucoup plus concrète de la linguistique, la traductologie. Et la traductologie, voire la traduction (on ne va pas se mentir, c’est la même chose), c’est tout de suite plus concret et ça parle (de façon moins erronée) à plus de monde, n’est-ce pas ? Ah, ça y est, je la vois la lueur dans vos yeux.

Rapidement, pour vous partager un peu de ce que je fais au quotidien, entre les siestes et la musique à fond dans l’appartement, deux solutions :

–          Ma page de doctorante, pour ceux qui n’ont pas peur des mots techniques et de l’ennui (chut ! Ne le dites pas à ma directrice de thèse)… Et puis non, laissez tomber !

–         Il ne reste donc plus qu’un article publié dans le journal des interprètes français – LSF (oui, ça existe !) ; article beaucoup plus accessible et passionnant (en toute objectivité) ! fichier pdf Article AFILS – Sept 2013 – AA LTF

Gardons latêtefroide,

AA