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Je raconte ma vie

Je raconte ma vie

Quand je quitte Facebook

 

Et Instagram. Enfin, quand je dis “quitter”, c’est un bien grand mot. Oui, j’ai bien compris qu’on ne quitte jamais Facebook : tout est sauvegardé sur 10 générations et ça fait bien longtemps que je me suis assise sur la confidentialité de mes données perso. Oui, même avec le RGPD.

Alors je ne compte pas vous livrer une diatribe contre les réseaux sociaux mais simplement expliquer les raisons de mon choix. Je suis le genre de fille à avoir testé tous les réseaux sociaux (Facebook, Insta, Périscope, – oui, oui- etc.) et je ne suis pas peu fière d’avoir résisté à Snapchat. Je les écoutais de loin, voire pas du tout, les détracteurs des réseaux sociaux. Pour moi, les réseaux sociaux, c’était tellement utile, tellement le meilleur – aussi le pire – mais surtout le meilleur. Puis j’ai eu 30 ans. Je ne sais pas si ça joue, mais certainement. Et du meilleur qu’étaient les réseaux sociaux, c’est le pire qui a pris le dessus, qui est revenu à la surface. A vrai dire, j’en ai marre de voir des photos que j’estime ne pas avoir à voir, de lire des choses que j’estime ne pas avoir à lire, de lever les yeux de mon écran 1 heure après et de me demander ce que j’ai bien pu faire (rien, tu n’as rien fait Aurélia), puis de repartir pour  2 bonnes heures (faible, tu es faible Aurélia). Alors oui, il y a toujours le meilleur, à savoir les groupes d’échange sur la LSF, l’interprétation, le minimalisme, le zéro déchet, les vidéos trop drôles, les statuts intéressants, les belles photos, etc. etc. mais ça ne vient plus compenser ces photos inappropriées qui apparaissent sur mon fil d’actualité et cette overdose d’info. J’ai arrêté la télé ; ce n’est pas pour la remplacer par une source tout aussi abondante et… nauséabonde ?

Le but c’est quand même de garder latêtefroide, non ? Bah tous ces réseaux, ça me la fait chauffer.

Alors oui, à moi de choisir mon fil d’actualité, en fonction des pages que j’aime. Mais, quand ces photos, ces statuts dignes d’une télé réalité de mauvaise qualité (pléonasme) proviennent de tes potes, voire amis… Bah c’est tout de suite plus délicat de supprimer la personne, voire pire, de ne pas liker.

Oui, on en parle du like ? Plusieurs contenus m’intéressent et j’aime le faire savoir, mais des fois, j’ai la flemme de liker. Flemme de cliquer, vraiment ? Que veux-tu, la flemme ne dépend vraiment pas de l’intensité de l’effort à produire. Bref, j’ai par moment la flemme de liker mais je m’y force, comme un service à rendre à quelqu’un, une marque d’affection à témoigner. En vrai, cette façon de faire ne me correspond pas. Alors, pourquoi c’est Mark qui devrait décider de ma façon de témoigner mon affection, mon approbation ? Et puis, il y a ces gens que tu apprécies dans la réalité mais que tu découvres bizarrement autrement en parcourant leur facebook ; je ne citerai pas de nom. Et puis, moi qui lisais beaucoup (je parle de livres, pas de scroller rapidement un article sur le web), bah je suis devenue flemmarde à ce niveau-là aussi. Tu sais, la génération micro-onde : il faut que ça aille vite et bien. Sauf que souvent, c’est soit l’un, soit l’autre. D’ailleurs, j’en ai profité pour virer le micro-onde dans mon quotidien. Et puis, plein d’autres raisons, mais je suis déjà bien trop longue.

Donc en attendant, je serai intentionnelle dans l’information que je choisirai de prendre sur internet. Je connais les blogueuses que j’aime suivre et lire, les sites d’information qui me plaisent, les chaînes Youtube qui me font riiiiire et je n’attendrai plus que l’algorithme Facebook me fasse sa sélection plus ou moins réussie. Egalement, je saurai prendre intentionnellement des nouvelles de mes amis et retrouver une relation plus personnelle avec certains. J’arrêterai de me nourrir de stories instagram pour suivre leurs avancées ou même leur quotidien.

Oui, je vais rater des trucs, des trucs bons, des trucs meilleurs, mais si c’est le prix à payer pour arrêter de voir le pire ? Je prends.

Si ce blog vous intéresse, l’adresse n’a pas changé ! Ensemble, nous allons continuer à :

Garder latêtefroide,

AA

Je raconte ma vie/ La vie avec Dieu

Quand je célèbre Pâques

Je suis de retour. Et quoi de mieux que le weekend de Pâques pour vous partager un peu de ce que j’ai vécu ces derniers mois. L’année 2017 a été éprouvante à plusieurs niveaux et j’ai fait de mon mieux pour continuer à bloguer. Puis, septembre est arrivé et j’ai laché, mon corps a dit : stop ! Tant pis pour le blog, tant pis pour le reste… J’avais besoin de repos, je l’ai pris. Puis 2018 est arrivé et j’ai retrouvé l’envie. Mais là, mon corps a dit : flemme ! Et la flemme, toi-même tu sais. Bref, cette année a été dure. Tu sais ces moments où tu as l’impression que le ciel te tombe sur la tête ? Bah le ciel était toujours en place, la terre a même continué de tourner, mais moi, j’étais à terre.

Mais, parce qu’il y a un mais. Mais Dieu. Certains diront le hasard, la vie, la résilience… J’ai pu le dire également. Mais aujourd’hui, je dis : Dieu. Dieu était là, fidèle, et c’est lui qui m’a relevée.

Il m’a relevée par ces ami(e)s qui m’ont accueillie chez eux, par ces autres ami(e)s qui ont posé leur aprem pour se rendre disponibles, ou bien ces autres ami(e)s encore qui priaient pour moi. Il m’a relevée par ce frère, cette soeur, qui savait pleurer avec moi, me faire rire malgré tout, m’écouter râler en mode “fille émotionnelle puissance 1000”. Il y a eu aussi ces inconnus qui ont pris le temps de m’enseigner la Bible, le temps de prier pour moi avec des mots qui venaient directement d’en haut. Bref, cette année, j’ai vécu la famille, j’ai vécu les amis qui deviennent la famille, j’ai vécu la famille de Dieu, attentionnée  au delà des affinités.

Cette année, j’ai vécu le changement de coeur avant le changement de situation. J’ai appris à aimer Dieu au-delà de ce qu’il a fait ou non. Et, je dois dire qu’Il a déjà fait beaucoup en envoyant Jésus mourir sur la croix à ma place, il y a plus de 2000 ans. Cette année, j’ai pris d’autant plus conscience que j’étais pécheur, séparée de Dieu. Que ce n’était pas moi qui allais vers Dieu, mais bien Dieu qui venait vers moi. Parce que si c’était moi, autant vous dire que je ne serais plus là en train de vous parler de Lui. Cette année, j’ai compris, dans une nouvelle mesure, que Pâques, le sacrifice de Jésus à la croix est vraiment pour une personne comme moi : coupable de péché. Mais comme Jésus a choisi de payer le prix de ma condamnation à ma place, maintenant j’ai accès à la présence de Dieu, à sa faveur. J’ai été graciée de ma peine de mort ; mort spirituelle avant tout.

Cette année, j’ai vécu la grâce de Dieu ; celle qui vient d’en haut, celle qu’on ne mérite pas, celle qu’on reçoit gratuitement, celle qui scandalise tellement c’est pas mérité.

En ce weekend de Pâques, je reviens dans le game, reconnaissante d’être pardonnée et réconciliée avec Dieu.

C’était long 7 mois loin de la blogosphère et vous vous en doutez, j’ai plein de trucs à vous partager. Alors restez connectés et :

Gardez latêtefroide.

AA

 

Je raconte ma vie

Quand je prends le métro à NYC

Le mois dernier, j’ai été à NYC ! New-York, l’unique, la « Grande Pomme » qu’ils disent ! Ce qui’ils ne disent pas, c’est que la pomme a été génétiquement modifiée (M. Mamère, si vous me lisez… Y’a moyen d’y faire une action). Oui, ce que j’en ai vu n’avait rien de naturel. Cette ville est din-gue. J’ai vécu en région parisienne, et je me croyais citadine dans l’âme. Puis j’ai vu New-York, trois petits points.

Cette ville est trop, tellement trop ! Ca déborde de partout, on est serrés de partout. Même à Central Park, qui est censé être l’havre de paix de Manhattan, les joggers (dont je ne faisais évidemment pas partie) se bousculent.

Je ne savais pas où donner des yeux, mais ils étaient pour la plupart du temps en l’air, dirigés vers le haut, attirés par ces gratte-ciels… Tout est haut, tout est grand, tout est double : les routes, les gens, les poubelles (désolée de placer les gens entre les routes et les poubelles #hasard), les cheeseburgers. Je ne suis pas du genre à ne pas finir mon assiette (je suis une femme de principe), et même que des fois, je trouve les portions des restaurants français un peu limite (et je ne parle même pas de cuisine gastronomique), mais je dois confesser qu’il m’est arrivé de ne pas finir mon plat à NYC. Pardonnez-moi, d’autant plus que je savais ce que je faisais ! Mais trop c’est trop.

Bref, et il a fallu prendre le métro ! J’ai vu les tours, j’ai vu tout ce monde, et je me suis dis “no way, je n’irai pas en sous-sol… Tout ça va me tomber dessus”. Bon, j’ai pas pu tenir ce principe bien longtemps forcément (des fois, la femme  de principe que je suis se fait la belle). Et me voilà dans les sous-sol de Manhattan : “Seigneur, que ça ne me tombe pas dessus… Ca a tenu je-ne-sais-comment durant toutes ces années, que ça continue ainsi, pleaaaaase, por favor”.

– « Un ticket svp ?

– 2,75 dollars !

– Quoi !? Et c’est légal ? »

J’avais l’impression d’être sur un marché à Yaoundé avec un vendeur qui triple le tarif à l’approche de mon accent so frenchie… Mais ce n’était pas le cas, le tarif est le même pour tous : New-Yorkers, Portoricains (ça m’a trop fait plaisir d’en rencontrer un pour la première fois !), Français, etc.

– « Sinon, c’est boisson comprise au moins ? »

Ce n’était évidemment pas le cas, mais par contre, le Wifi était offert ! Et oui, dans les sous-sol du métro de New-York, le wifi est gratuit ! Et c’est pas plus mal, parce-que si je devais compter sur la signalétique, je serais encore en train d’errer ; #noexageration. J’aime bien dire qu’à Paris, si tu sais lire, tu ne peux pas te perdre ; tout est si bien indiqué, et il y a des plans à chaque bouche de métro, c’est top. A NYC… Tu peux aller te faire cuire un œuf, au plat en l’occurrence. Il y a trop peu de signalétique ! Genre les mecs construisent des immeubles qui grattent le ciel, mais ils ne savent pas mettre des panneaux dans toutes les rames indiquant les stations desservies ? Ou un plan du quartier ?

Bref, le Wifi m’a sauvé sur ce coup-là… Et puis les gens aussi ! Quand t’as si peu de signalétique, ça a au moins le mérite de te pousser à aller à la rencontre des gens… : “Hi ! Could you help me out to find my way please ?”, – Let me check on the internet”

Je corrige : le Wifi nous a sauvés, à tous ! Bref, j’ai pris le métro dans Manhattan et ça s’est même pas écroulé ! #praisethelord

Gardez latêtefroide,

AA

Je raconte ma vie/ La vie avec Dieu

Quand je suis une KissBanker

Ca fait des années que je suis solidéenne, et depuis peu, je suis Solidéenne KissBanker ! Ça le fait non ? Je m’explique. Solideo prépare son nouvel album, un EP de 5 titres au style (enfin !) Gospel ! Et ce qui est top, c’est que chacun de nous peut être producteur ! Si si ! J’avais déjà été productrice de l’album de Matt Marvane, et ça m’avait rapporté la coquette somme de 40 cts – somme aussitôt envoyée dans un paradis fiscal ! Pour Solideo, chaque investissement donne droit à un joli cadeau de remerciements au choix. Pour ma part, j’ai donné avec grand plaisir, mais je ne vous dirai pas combien (même ma main gauche ne le sait pas). Mais, j’ai donné suffisamment pour être assurée de recevoir cet EP en avant-première dès Juin 2017. Par contre, je peux bien vous donner 5 des raisons pour lesquelles j’ai donné :

  1. Parce-que je voulais être en cohérence avec moi-même. J’ai tellement critiqué le style musical de Solideo (trop vieillot, trop tradi, trop église des années 80′s, etc.), que si je ne donnais pas sur un projet où le style me plaisait enfin, j’allais passer pour la fille qui parle mais qui ne fait que ça. Il fallait que je pose une action en accord avec mes paroles.
  2. Parce-que c’est Anne-Clémence (entre autres) qui est derrière ce projet. Et je fais totalement confiance à Anne-Clémence en matière de goût artistique… Et pas que : vestimentaire, culinaire, humoristique ! Bref, Anne-Clémence, elle est incroyable et je vous garantis que cet EP va être bon !
  3. Parce-que ça me fait économiser 1000 kcal. Oui parce-que de vous à moi, cet argent investi dans l’EP serait certainement parti dans un restau… Et moi, quand je vais au restau, je ne prends pas qu’une salade…
  4. Parce-qu’en Dieu « Nous Croyons ». J’en ai marre de tomber sur « En Satan nous croyons » quand je tape « Nous croyons album » sur Google…  Et en tant que chrétienne pratiquante à Noël, Pâques, mais pas que, j’ai bien envie de voir la donne s’inverser : « En Dieu, nous croyons » ! A partir de Juin 2017, c’est possible ! Et puis, le chant « We believe » en français sur un album, il va faire du bien à plus d’un coeur ! fichier pdf NousCroyonsPAROLES
  5. Parce-qu’au fond, je suis TTS. Et oui, je l’avoue, je suis Très Très Solidéenne, et j’essaie même pas de me soigner !

Et toi, c’est quoi tes raisons pour donner ?

Gardez latêtefroide,

AA

Pour donner, RDV sur KissKissBankBank, projet « Nous Croyons »

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Je raconte ma vie

Quand je fais deux pompes

Vous le savez, j’ai pris ma bonne résolution 2016 en septembre 2015 (logique) en reprenant le sport ! Ca a commencé par des cours de zumba avec la pétillante Mélanie et ça s’est poursuivi par des cours de CrossFit avec Aurélien, lui aussi pétillant, mais dans un autre style je dirais.

Les 2 premiers mois, j’arrivais au CrossFit avec ma boule, celle que j’avais au ventre avant de venir. Je priais avant, pendant… et après je n’avais que mes soupirs et mes larmes pour parler à Dieu. Tout en moi tremblait, mon cœur, mes bras, mes jambes, mes vêtements. J’avais des courbatures à des endroits improbables. Faut dire que les premiers mois, tu redécouvres… Même pas, tu découvres carrément ton propre corps. – «  Aie, j’ai mal au tibia, bizarre ? – Normal, t’as plein de muscles autour ! – Et je les ai travaillés au point d’avoir mal ?! T’es sérieux comme coach toi ?!» Et puis, – «Aie, j’ai mal au dessus de la poitrine ! – Ah, ça c’est les pectoraux ! – Quoi, tu m’as fait bosser mes pec’ ? Crossfit, 1 – Féminité, 0.

Chaque WOD (work out of the day) est différent alors je ne sais jamais pas à quelle sauce je vais être mangée. Et surtout, voici le vrai problème : combien de tours de lotissement je vais devoir me taper. Non parce qu’au début on en fait 3 pour l’échauffement, mais ce n’est pas exclu qu’il y en ait quelques uns qui traînent dans le WOD ; et ça, ça m’énerve. Exemple de WOD : 10 tractions + 1 tour, 4 rounds ; ou 40 squat + 1 tour, et tu fais le plus de rounds possible pendant 20 min ! – « oh ! Mais t’as cru que c’était gratuit ou quoi les tours ? ». Tu finis ton WOD, t’es mort, mais Aurélien n’en a pas fini avec toi. Place au « bonus » (notez les guillemets). Ce jour-là, c’était des pompes, push-up pour les intimes.

Au début, je les faisais façon débutant niveau moins 3 sur l’échelle des débutantes en reprise d’activité sportive : à moi les pompes sur le mur. Ça suffisait pour me courbaturer. Puis, j’ai monté le niveau, et je les faisais enfin au sol, mais sur les genoux. Ça suffisait pour me donner l’envie de mourir. Puis, vient ce jour, où les pompes au sol sur les genoux passent crème ! Dans un élan d’adrénaline, je me décide à tester les vraies pompes. C’est parti, je me mets en planche, je gaine tout le corps, et je descends… Et je reeeeemonte ! Oui, aussi difficile que ça. Mais je remonte quoi ! Puis, je redescends et je reeeeemonte ! (toujours difficile !). Puis, je m’écroule ! Rien à faire, je viens de faire mes deux premières vraies pompes, validées et homologuées par Aurélien ! J’oublie mes courbatures, je rentre chez moi telle une gamine de CE2 qui ramène une gommette verte, et je montre ça à ma mère ! Mon petit frère arrive, et lui aussi a droit à la démonstration. Mon père arrive… Et pour lui, c’est déjà trop tard. Jamais deux sans trois… Sauf pour les pompes ! J’avais plus les bras.

Gardez latêtefroide,

AA

Je raconte ma vie

Quand je paie mes impôts

Le mois de septembre est derrière nous et c’est tant mieux. Oui, parce-que maintenant, le mois de septembre est associé (enfin, disent-ils !) au mois des… impôts !impôts

(cliquez, c’est un Gif !)

J’en avais bien entendu parler dans des conversations de grands, mais c’était loin, très loin de moi. Mais cette année, c’est moi la grande. Vous l’avez compris, cette année, je paie des impôts pour la première fois. Dis donc, l’année 2016 n’aura pas été de tout repos ! Entre les 28 ans et la perte de mes avantages SNCF et les impôts de septembre… J’ai l’impression que la société veut m’envoyer un message : Aurélia, tu es une grande fille maintenant !

En soit, payer des impôts en France est plutôt une bonne chose. Ca veut dire que je gagne assez de sous pour que l’état ose m’en prendre. Cela m’a en fait permis d’avoir une prise de conscience et de sortir de ma mentalité de pauvre doctorante qui travaille à côté pour financer ses études : « sens-toi riche Aurélia ». Par contre, ce que je n’ai pas aimé, c’est la méthode. Disons que si tu veux prendre de l’argent à quelqu’un, personnalise un peu la chose, mets-y de l’attention, comme quand tu demandes un service à quelqu’un « Salut, j’espère que tu vas bien. Dis tu pourrais blabla… » ; vous voyez l’idée. Là, avec l’état, c’est pas du tout le même délire : « Mme, voici  votre identifiant : xxxxx, votre mot de passe : xxxxx pour payer vos impôts en ligne » – la fille que je suis exagère à peine ! J’avais limite envie d’écrire au webmaster pour lui dire de rajouter une petite formule de politesse dans son algorithme… Mais j’étais trop paniquée à l’idée de réunir la somme demandée dans les délais. J’avais limite l’impression d’être dans un épisode de section criminelle, à devoir rassembler l’argent d’une rançon pour sauver ma peau !

Bref, maintenant je suis prévenue, je suis une grande fille riche qui paiera ses impôts chaque année au mois de septembre ! Je n’ai plus qu’à mis faire et à :

Garder latêtefroide,

AA

Je raconte ma vie

Quand je suis une zumbette

Zumbette, de zumba ! Et oui, zumba rime avec Aurélia (rime ultra simple, on est d’accord) alors on était fait pour s’entendre. J’ai commencé la zumba en septembre dernier, et depuis je suis accroc. Mélanie n’y est pas étrangère. C’est simple, Mélanie je la vois telle une jolie poupée blonde, ni trop grosse, ni trop maigre, ni trop musclée, ni trop flasque, qui danse super bien ! Vous me croyez pas ? Admirez !

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=5uzoJmYaKHk[/youtube]

C’est simple, la regarder danser me donne le sourire. La regarder danser me donne envie de la rejoindre. Et quand je vois l’énergie qu’elle dégage, j’en brûle des calories. Non, je rigole, ce serait trop beau. Alors pour les brûler ces fichues calories, je mets la main à la pâte, ou plutôt le pied sur le dancefloor, et c’est parti pour 1h de danses enchainées  et déchainées sur des rythmes latino, rnb, pop, etc. Y’en a pour tous les goûts, tous les styles, tous les âges. Pour preuve, c’est ma mère qui m’a initiée ! Je lui dois beaucoup à ma mère, entre la LSF, la zumba et un super prénom inédit.

Et puis, cerise sur le gâteau au yaourt trop bon de ma mère (encore elle !) : on a le droit – c’est même conseillé – de crier ! Moi qui ai entendu toute ma vie « Aurélia, chut ! Tu ne parles pas tu cries » (Emmanuella, si tu me lis…), je prends ma revanche, je fais ma thérapie.

Au début, j’y suis allée pleine de prétention et d’a priori (un peu comme mon pote Bastien qui parle de mon métier !), en mode « de la danse ? Et c’est physique ? Même pas peur »… 4 danses plus tard et à bout de poumons, je me suis arrêtée, non sans honte, surtout quand je voyais ma mère continuait. Et je me suis pincée, histoire de vérifier que j’étais toujours vivante. Puis, j’ai réfléchi. Je me suis revue avec cette tartine de Nutella de trop. Je rigole, y’avait même pas de pain, parce que le pain, ça fait grossir, surtout s’il n’est pas complet (hein Aurélien !). Je me suis revue terminer mes frites au mcdo et piquer celle de mon petit frère (pardon Daniel-Conrad…). Et plein d’autres choses en lien avec le gras et l’huile de palme. Bref, j’ai bien fini par reprendre mon souffle, je me suis remise dans le game et j’ai essayé tant bien que mal de :

Garder latêtefroide,

AA

Je raconte ma vie

Quand j’ai eu 28 ans

Dure année pour nous les 88, c’est l’année des 28 ans.

Ce mois-ci c’était mon anniversaire. Ça tombe tous les ans à la même date, comme par hasard ! Au début, je pensais naïvement que c’était un anniversaire comme les autres. Ma soeur préférée m’a cuisiné le repas de mes rêves (Nono, je t’aime !), ma mère m’a religieusement appelée à minuit pour être la première à me souhaiter joyeux anniversaire (c’est pas comme si j’étais à une chambre d’elle), et mon père à minuit moins deux, pour être aussi le premier à me le souhaiter (encore raté Papa !). Puis ce sont enchaînés les sms, appels, etc. J’avais juste oublié que cette année j’avais 28 ans ! Oui, oublié. Je me suis arrêtée de compter à 25, je m’étais dit que je reprendrai à 30.

Alors autant les 25 ans je ne les ai pas sentis passer, autant les 28 ans ils ont piqué ! Oui parce qu’à 28 ans, la Sncf te snobe ! C’est comme ça que je le ressens. Genre à 28 ans t’es censé pouvoir payer ton billet de train toute seule comme une grande et plein tarif ! Mais comment tu fais quand ta principale occupation est d’étudier gratuitement pour l’amour de la linguistique ? Oui, au départ j’avais prévu de terminer ma thèse avant mes 28 ans, mais comme dirait la RATP, y’a eu un « incident voyageur… » et vaut mieux pas chercher à savoir ce qui se cache derrière.

Du coup, je m’appelle Aurélia, j’ai 28 ans et je prends le bus. Bonjour Aurélia. J’ai choisi d’en parler, c’est le premier pas vers l’acceptation. Mais pas n’importe quel bus, un bus de la Sncf… Il viennent me narguer jusque dans le bus ceux-là !

Donc j’arrive joyeusement (si si, j’ai accepté) dans ce nouvel environnement qu’est le bus, m’attendant à ne partager ce loooong (limitation de vitesse oblige) voyage qu’avec des gens de 28 ans et plus, en mode « – Salut ! 88 ? – Oui. – moi aussi, mais on s’accroche ! – courage »… Des fois, un regard suffit pour s’encourager. Et là, je vois un gars, tout jeune, à peine 23 ans, fraichement sorti du ventre de sa mère : « mais qu’est ce que tu fais là toi ? N’essaie pas d’escroquer le bus ! File dans ta chambre ton train petit ! »

Alors si toi aussi t’as 28 ans, ou du moins t’es né en 88, rejoins moi. On monte une asso, on crée un groupe de parole, on se fait une bouffe… La pizza a déjà fait ses preuves en terme de consolation ! Bref, faut qu’on s’entraide pour :

Garder latêtefroide.

AA

Je raconte ma vie

Quand je suis une végéfiteuse

Et là, je vous ai tous semés. VégéFit, de végétarisme et CrossFit ; néologisme signé Aurélien. Oui, je me suis remise au sport ! Le sport et moi, c’est une grande histoire d’amour qui a commencé à l’âge de 5 ans sur des patins à glace. Ca a duré quelques années, puis on était « on a break », un peu comme Ross et Rachel, mais version Ross.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=rzGRCPyd-h0[/youtube]

#toutestdit

Du coup, pendant 7 ans, mon « sport » c’était métro – boulot – dodo. Pas n’importe quel métro : la ligne 13 ! Pour vous la faire courte, ça consistait à courir après le métro, si c’était le dernier seulement, sinon j’avais assez de patience dignité pour attendre le suivant 3 min plus tard. Une fois entrée dans le métro, c’était séance abdos-fessiers. On était tellement serrés qu’il fallait prendre le moins de place possible, donc on serrait tout ce qu’on pouvait, à commencer par son sac à main (ça, c’était pas pour le sport). Une fois, j’ai raté le dernier métro à 5 secondes près, et je me suis dit qu’il fallait vraiment que je travaille mon 400 m haies. Oui, haie. Parce que quand t’es pressé, et que le Noctilien te guette, t’as pas le temps pour valider, juste ce qu’il faut pour sauter !

Bref, et j’ai atterri au CrossFit. Au début, j’étais contre. Oui, je suis une fille de conviction. Contre le fait de courir dans le vent, contre le fait de porter des poids pour le fun, contre le fait de payer pour ça en plus ! Mais voilà, ma voisine voulait tester, j’ai accepté de l’accompagner. Elle n’est jamais venue. Sur place, j’ai retrouvé ma copine Sandrine, venue tester le même jour… J’avais une raison de rester, avec Sandrine on a toujours plein de choses à se dire.

Nous voilà donc à la box, enfin le garage d’Aurélien emménagé en box CrossFit, et c’est parti pour 3 tours de lotissement, soit 3 x 400 m, en guise d’échauffement. Quoi ? Bien sûr, je ne les ai pas faits. Ensuite, on apprend le mouvement de base, le squat ! C’est chaud, mes cuisses me brulent (zéro exagération), mais ma langue fonctionne bien. Alors, je commence à poser mes questions à Aurélien :

–           « Et t’es qui d’abord ? Et tu fais ça depuis quand ? Et pourquoi je transpire rapidement quand je fais du sport ?

–          Plus on a de gras, plus on transpire. »

1-0  pour Aurélien.

–          « Ce mouvement, je n’arrive pas à le faire parce que j’ai des gros mollets.

–          Non, ça n’a rien à voir, les sumos sont très souples. »

La comparaison avec un sumo ? 2-0 pour Aurélien. Puis, lui aussi a voulu poser des questions, et c’est là que ça s’est vraiment gâté :

–          « Aurélia, quel est ton poids et ton tour de taille que je calcule ton taux de gras ? »

Il est sérieux lui ? Même ma balance ne connait pas mon poids ! 3-0, on appelle ça un KO. Bref, j’ai arrêté de parler, et j’ai préféré aller faire mes tours de lotissement à ce niveau-là.

Bref, le CrossFit c’est 3 fois par semaine, et depuis Sandrine et moi on :

Garde latêtefroide,

AA

Ps : quoi le végétarisme ? Euh… en fait… parce que… On en reparle !